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Quels sont les Pays qui pratiquent encore la torture (exemple de pays)
16 Sep 2020

Quels sont les Pays qui pratiquent encore la torture (exemple de pays)

Post by Michelle

Sur le plan juridique, la quasi-totalité des pays du monde interdit la torture. Beaucoup ont d’ailleurs ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants mise en vigueur en 1984. Depuis, un certain nombre d’autres textes internationaux, régionaux et nationaux ont été adoptés dont la convention interaméricaine contre la torture. Malgré ces efforts, Amnesty International dénombre encore des cas de torture dans quelques pays, y compris la France. Elle se tourne tout particulièrement quelques-uns, dont le Maroc et le Mexique. 

La torture au Mexique 

Le Mexique est un pays où les droits humains ne sont pas encore assez respectés. Ce pays a depuis le mouvement zapatiste, de 1980, connu de nombreuses crises politiques et sociales. De nombreuses violations des droits de l’homme, dont la torture, sont perpétrées que ce soit par le gouvernement lui-même ou bien par les groupes dangereux comme les narcotrafiquants. Amnesty International, jusqu’en 2014, estime que le Mexique ne fait pas assez d’effort pour améliorer la situation générale dans ce pays qui continue de légaliser « l’arraigo ». Il « agit d’une détention préventive, dans une prison ou une base militaire, d’une durée de 80 jours. Les personnes qui en font l’objet sont détenues dans des conditions très précaires. Sans protection de la justice, elles sont victimes de viol, de violence et de tortures par les militaires ou les gardiens de prison. En 2013, le nombre de personnes victimes de tortures a augmenté de plus de 600 % au Mexique. 

Le Maroc et la lutte contre la torture  

Dès l’accès à son indépendance, après 1956, le Maroc a enregistré des cas de tortures pratiquées sur ceux qui osaient s’opposer au pouvoir en place. En 1990, les gouvernants marocains commencent à se soucier du bien-être de la population et s’intéressent de plus en plus aux droits humains. Ils mettent à place même le Conseil consultatif des droits de l’homme. Les citoyens marocains profitent désormais de nombreuses libertés publiques et disposent de mécanisme leur permettant d’exiger le respect de leurs droits fondamentaux. En 2003, cependant, de nombreux attentats ont été perpétrés par des groupes terroristes. De nombreuses personnes soupçonnées de terrorismes sont donc mises en détention provisoire secrets et bien souvent torturées. Certaines n’en sortiront pas vivantes. Mais en dehors de ces situations, le Maroc se montre tout de même bon élève et tente jusqu’à aujourd’hui de reformer son droit positif pour un meilleur respect des droits humains. 

 

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